Tool to Team
Article
01.09.26

Et si le flex-office s’arrêtait… au parking ? 

Le flex-office a changé notre façon de penser les bureaux. Les postes ne sont plus systématiquement attribués, les espaces sont mutualisés et leur dimensionnement s’appuie aujourd’hui d’avantage sur les usages réels. Mais cette logique s’arrête encore souvent à la porte du bâtiment.  En effet, avec la circulaire de la DIE (Direction de l'Immobilier de l'Etat) qui encourage fortement à la densification des locaux de l 'état, aujourd’hui la tendance est à la densification de nos mètres carrés existants. Cependant on ne peut pas pousser les murs du parking aussi facilement... La Tool to Team décrypte le problème pour vous. 

Plus de collaborateurs, mais pas plus de places 

Densifier les bureaux, c’est aussi densifier les flux autour du bâtiment. Un sujet particulièrement important pour les sites périphériques ou mal desservis par les transports en commun, où la voiture reste souvent indispensable pour une partie des agents.  

Un site initialement pensé pour 500 agents peut, après un projet de densification, en accueillir davantage. Pourtant, son nombre de places de stationnement reste identique. Dans ce cadre, pour les usagers, une inquiétude apparaît : « Vais-je trouver une place en arrivant au bureau ? ».  

Et il y a un paradoxe. À l’intérieur, nous avons appris à gérer une présence devenue variable. À l’extérieur, nous continuons parfois à attribuer des places comme si chacun venait cinq jours sur cinq.  Cela rappelle finalement la situation des bureaux individuels avant le flex-office. Alors, pourquoi ne pas appliquer au parking les mêmes principes que ceux du space planning

Du flex-office au « flex-parking » 

Mutualiser

La première piste consiste à mutualiser les places de parking. Ce en limitant les emplacements nominatifs aux besoins spécifiques. Les attributions doivent évidemment rester prioritaires ou dédiées : PMR, contraintes spécifiques liées à une fonction ou situations individuelles particulières. Pour les autres, la place peut devenir une ressource commune. 

Des applications permettent par exemple de réserver son stationnement en fonction de ses jours de présence, comme on réserve déjà un poste ou une salle de réunion. Une réservation annulée remet immédiatement la place à disposition d’un autre collaborateur. 

Cette organisation permet aussi de mieux comprendre les usages : quels jours le parking est-il réellement saturé ? Combien de places restent disponibles ? Quels sont les pics de fréquentation ? 

Covoiturer

Le covoiturage permet aussi de réduire le nombre de véhicules. Des applications peuvent mettre en relation des agents qui habitent à proximité ou effectuent des trajets similaires. L’entreprise peut aussi encourager la pratique en garantissant une place ou en réservant les emplacements les plus pratiques aux covoitureurs. 

Mutualiser large

Enfin, la mutualisation peut également se penser entre entreprises. Dans un même immeuble ou une même zone d’activités, les pics de présence ne sont pas forcément identiques. Pourquoi laisser des places vides chez le voisin lorsqu’un parking est saturé quelques mètres plus loin ? 

L’objectif n’est donc pas forcément de créer toujours plus de stationnement. Il est de mieux utiliser ce qui existe déjà et de faciliter l’accès au site.  Alors, après le flex-office…à quand le flex-parking ?  

C.D.F

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