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Le design thinking, c'est quoi ?

Lorsque vous vous engagez dans un projet de transformation spatiale, vous allez devoir (re)questionner votre rapport à l’innovation : comment organiser les lieux et les équipes d’une nouvelle façon ? Cela implique un changement de pratiques mais aussi d’état d’esprit. Voici comment comprendre les usages pour inspirer l’innovation spatiale et organisationnelle.

Comment se passe la compréhension des usages dans le cadre d’une transformation spatiale ?

Pas de panique, des méthodes existent pour concevoir, tester et ajuster des solutions spatiales qui vous correspondent, notamment celle du design thinking. Contrairement à la pensée analytique, le design thinking est un ensemble d’espaces qui s’entrecroisent plutôt qu’un processus linéaire ayant un début et une fin. Si le design thinking suscite un tel engouement, c’est parce que l’expérience domine de plus en plus l’économie.

Le design thinking, c’est quoi ?

Il a été développé à l’université Stanford dans les années 1980 par Rolf Faste sur la base des travaux de Robert McKim. 

Il repose sur plusieurs étapes :

  1. Connaitre les usages et les utilisateurs. 
  2. Définir clairement le cadre d’intervention.
  3. Générer des idées.
  4. Délivrer, prototyper.

Dans cet article, nous nous concentrerons sur cette première étape à fort enjeu pour tout projet de création d’espaces tertiaires notamment. 

Bien connaitre les usages et vos utilisateurs : un travail de recherche de l’ordre de l’anthropologie

Connaitre les usages et les utilisateurs passe par trois types d’actions :

L’observation sur place

Tapis dans un coin, observez qui fréquente les lieux ? Combien sont-ils ? avec quels accessoires ? Comment ils interagissent les uns avec les autres ? La collecte d’information peut se faire soit :

  • par une observation « flottante » : mise au point par l’anthropologue urbaine Colette Pétonnet. Elle définit cette démarche de la manière suivante :

“Elle consiste à rester en toute circonstance vacant et disponible, à ne pas mobiliser l’attention sur un objet précis, mais à la laisser “flotter” afin que les informations la pénètrent sans filtre, sans a priori, jusqu’à ce que des points de repères, des convergences apparaissent et que l’on parvienne alors à découvrir des règles sous-jacentes.”

(Pétonnet, 1982)
  • par une observation dite analytique : elle est focalisée sur un aspect particulier, un objet prédéterminé. L’observation obéit alors à une catégorisation servant à une recherche spécifique et s’appuie généralement sur une grille d’observation préalablement construite (Chapoulie, 2000).

Le terrain est appréhendé de manière systématique par des relevés de caractéristiques ou de phénomènes précis. L’observation concentre sur un sujet (accessibilité, sécurité, confort, pratiques liées à telle tranche d’âge, etc) ou un objet (espaces verts, jeux pour enfants, trottoirs, etc) prédéterminé.

L’observateur peut relever les occurrences ou réaliser des comptages (flux, stationnement, etc.) (Chapoulie, 2000, Blanchet et al., 1987). L’observation focalisée offre un cadre au champ d’étude car elle sélectionne ses observables (Blanchet et al., 1987). Parfois, l’observateur a déjà des hypothèses en tête et souhaite, par exemple, les vérifier ou non sur le terrain, à l’aide d’une grille. Il peut arriver aussi que l’observateur ait une grille sans avoir nécessairement d’hypothèses de recherche. 

Se mettre à la place de

Une véritable immersion pour faire soi-même en tant que concepteur/designer/space planner, l’expérience quotidienne des usagers. Profiter de la chance de poser un regard neuf sur les parcours et les flux, les perceptions sensorielles dans les locaux, la capacité à s’orienter, les émotions que cette expérience suscite, etc. Il s’agit d’une forme de travail anthropologique dont le but est de comprendre comment les utilisateurs vivent leur vie quotidienne au travail, leurs faits, leurs gestes, le tout, de leur point de vue. Au préalable, il sera utile de définir des « personna type », dans la peau desquelles entrer. 

L’enquête auprès des utilisateurs : écouter

L’objectif est ici de comprendre pourquoi les usagers adoptent les comportements observés ci-avant, d’une part et collecter leurs besoins d’usage pour l’avenir. Ce dont ils sont satisfait et ce qu’ils souhaiteraient améliorer. Cette enquête repose sur plusieurs outils comme l’entretien directif, ou le questionnaire, ou encore des moyens plus ludiques comme le jeu que la Tool to Team a créée.

Une fois toutes ces informations collectées, tout l’enjeu est de les rendre accessibles et compréhensibles sous forme de cartographies, narrations, statistiques, etc. L’objectif ? Partager le diagnostic avec les usagers et commanditaires. C’est cette première étape qui va permettre de poser clairement les problématiques à résoudre et les objectifs à atteindre dans le cadre du projet. 

Si vous êtes curieux de connaitre les prochaines étapes, suivez-nous sur LinkedIn

Sources : 
De la créativité à l’innovation, Mooc Université de Bordeaux.
Rapport : Espace public : méthodes pour observer et écouter les usagers, Cerema

C.G.

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