Christophe Sempels et le projet Lumia
Ce concept a été développé en France par Christophe Sempels, fondateur et directeur de la recherche chez Lumia. On considère Sempels comme le père du concept de l’entreprise régénérative en France. Lumia est un centre de recherche, de formation et d’innovation stratégique consacré à la transformation des organisations, qui contribue à la régénération écologique et sociale. Depuis plus de vingt ans, Sempels accompagne des entreprises de tous secteurs (mobilier, cosmétique, transport, finance) dans leur transition vers des modèles économiques plus soutenables.
Ce que ça change pour une entreprise (et peut-être un jour pour Tool to Team !)
Devenir une entreprise régénérative suppose un changement de posture profond : ne plus seulement mesurer sa performance en chiffre d’affaires ou en parts de marché, mais aussi en « vitalité générée ». Pour un sol vivant, une équipe engagée, une communauté locale en bonne santé, concrètement, cela peut passer par le passage d’une logique de volume à une logique de qualité servicielle, l’économie circulaire, le choix de fournisseurs locaux ou le renoncement à certaines activités incompatibles avec les limites planétaires.
Un écho à notre démarche RSE
Chez Florès et Tool to Team, ces questions ne sont pas nouvelles. En effet, notre démarche RSE, engagée il y a déjà plusieurs années et présentée sur notre site, s’est toujours construite autour d’une même envie : s’interroger, s’ouvrir à de nouveaux concepts pour nous élever et nous faire grandir individuellement, collectivement, et notre société. Le concept d’entreprise régénérative vient ainsi prolonger et enrichir un chemin déjà amorcé, en nous invitant à aller plus loin. Vous pouvez en lire plus sur notre démarche RSE dans cet article.
Et pour nos territoires ?
Ce concept se décline également au travers de notre métier avec l’émergence de « l’urbanisme régénératif ». Ce thème a d’ailleurs été abordé lors d’une formation organisée par le réseau VAD (Ville et Aménagement Durable), dans lequel Florès est adhérent, sur des retours d’expérience de bailleurs et collectivités ayant initié une feuille de route à visée régénérative.
En tant que programmiste, cette approche résonne avec notre démarche. Florès et Tool to Team prônent déjà une forte concertation des usagers en amont de chaque projet. La régénération nous invite à élargir ce principe : et si l’on interrogeait aussi les non-humains qui occupent ou occuperont le site (la faune, la flore, les sols) au même titre que les futurs usagers ?
Concrètement, cela pourrait se traduire par un diagnostic écologique intégré dès la phase de programmation, au même titre qu’un diagnostic fonctionnel. Cela pourrait aussi se traduire par le choix de conserver un arbre, une haie ou une zone humide existante plutôt que de la considérer comme un simple aléa de chantier. Ou encore, par des ateliers associant naturalistes et riverains pour recueillir ce que le site donne à voir de son propre fonctionnement.
D’autres pistes restent à explorer : penser la réversibilité des bâtiments pour qu’ils puissent évoluer avec leur territoire, privilégier le réemploi de matériaux issus du site ou de son voisinage, ou encore mesurer le succès d’un projet non plus seulement à son bilan carbone, mais à sa capacité à redonner de la vie au lieu qui l’accueille. Il y a de quoi réfléchir !
A.M.



